Avec pas tout à fait un an d’existence, parvenir à réunir les sept maires du corridor Bordeaux-Lacanau
devant un parterre bien garni (plus de 120 personnes) est une prouesse qu’il faut souligner.
L’association du Collectif « Tram-train Bordeaux-Lacanau » l’a réalisée. Cela dénote le sérieux du
travail des membres de l’association dont nous avons pu juger lors de l’animation de la réunion
publique samedi dernier à Lacanau/
Un rassemblement inédit autour du tram-train
Il ressort de ce rendez-vous une détermination des élus du territoire à faire avancer la création d’une liaison ferroviaire entre la métropole de Bordeaux et Lacanau.
Une option nettement plébiscitée dans la population au regard du succès de l’évènement et de la couverture médiatique (Ici Gironde, France 3, Sud-Ouest, Journal du Médoc).
Mais également par la présidente du club des entrepreneurs du Médoc, dont l’intervention a été remarquée.
Ses déclarations très sociales laissent entrevoir pertinemment les perspectives de développement pour le Médoc qu’ouvrira cette liaison structurante vers le littoral.
C’est un fait « plus personne ne conteste la nécessité d’une liaison structurante » (Sud-Ouest 17/11/2025) entre Bordeaux et Lacanau.
Elle est devenue avec la mobilité l’enjeu numéro un du sud Médoc, confirme la Maire du Porge.
« Au demeurant, complète-t-elle, les trajets pendulaires épuisent les actifs et nuisent à l’attractivité du secteur ».
Une fracture territoriale qui interroge
Les réponses complètements décalées de la députée du Médoc, Pascale Got, et de la présidente de la Métropole, Christine Bost, d’améliorer l’existant en renforçant les lignes de bus, pointent une fracture inquiétante entre la métropole et le reste des territoires.
D’un côté une métropole « nombriliste » bien équipée, peu soucieuse de la périphérie, et de l’autre, des territoires oubliés, délaissés ou le vivant comme tel.
Une version moderne du rat des villes et du rat des champs !
Une forme de sécession qui ignore totalement les réalités quotidiennes des populations de ces territoires, du pain béni pour le FN/RN qui se pose en défenseur de la ruralité.
Des transports actuels en difficulté
Par ailleurs, le Sud-ouest du 19/11/2025 se fait l’écho des plaintes recueillis par le maire d’Andernos concernant la ligne de car express régionale « qui aurait dû être un progrès mais n’est pas plus rapide que la précédente et entraîne des désagréments ».
Il assure que des usagers reprennent leur voiture.
Un long combat politique et citoyen
Que de chemin parcouru depuis la première campagne du PCF, d’affiches « le développement durable, c’est le tram-train », de pétition en 2006, aux marchés de St Médard en Jalles, de Lacanau, de la fête de la Sainte Croix à Sainte-Hélène, aux différents feux tricolores le long de la 1215 ; des premiers articles dans la presse : « Et si le tram allait à Lacanau » du Sud-ouest du 7 août 2008, « L’utopie du tram –train vers Lacanau » du Sud-ouest du 31 novembre 2016 ».
Le journaliste concluait ce dernier article par cette phrase : « Entre utopie et solution pragmatique pour désenclaver le Médoc, le tram –train a peut-être une étroite voie à suivre ».
Nous sommes persuadés que notre pugnacité a contribué à faire mûrir dans les esprits que cette voie étroite se révèle comme une nécessité.
Comment après cela ne pas nous enthousiasmer face à la tournure des évènements occasionnés par la dynamique enclenché autour du collectif tram-train !
Des élus unis pour avancer
M. Delpeyrat, maire de St Médard en Jalles a appelé de ses vœux à la création d’un syndicat départemental des transports, afin que le territoire porte ce dossier de manière unifié face aux financeurs.
Les élus d’un commun accord demandent à la région qu’une véritable étude ferroviaire soit engagée pour objectiver les coûts et les scenarii.
Nombre d’entre eux s’insurgent contre le faux obstacle du financement du projet « il ne doit pas être le frein que l’on croit ».
Ils rappellent qu’un train léger sur batteries coûte bien moins cher au kilomètre qu’une ligne ferroviaire classique, et parfois qu’un aménagement routier.
Le transport public lui génère des recettes, contrairement à la route.
Les élus soulignent aussi les leviers mobilisables : fonds européens dédiés aux mobilités décarbonées, Banques des territoires, Région, Etat et dispositifs liés à la transition énergétique.
« L’enjeu n’est pas de savoir si on peut payer, mais de décider ce que l’on veut pour le territoire » déclare l’un d’eux. Sic.
Une urgence sociale et territoriale à ne pas ignorer
On peut le voir, il y a encore du pain sur la planche.
Les communistes, comme aux premiers jours, vont continuer à s’investir totalement pour l’aboutissement de cette belle réalisation.
Il n’est pas question de laisser retomber la pâte d’autant que pèse toujours sur les ménages les moins aisés la menace de la mise en place de la ZFE qui aggraverait, sans l’instauration d’une ligne ferroviaire, le phénomène d’exclusion et de relégation des territoires périphériques.
Pour toutes celles et ceux qui souhaitent soutenir cette dynamique et agir concrètement pour l’avenir de notre territoire, nous vous invitons à rejoindre le collectif citoyen Tram-Train Bordeaux–Lacanau :
https://tramtrain-bx-lacanau.org/

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