Sur le marché de Saint-Médard
Dans le cadre de notre campagne pour la gratuité des transports en commun, que nous menons depuis plusieurs semaines, nous avons fait la promotion de la grande fête populaire qu’est la Fête de l’Huma 33. Vente de tickets de tombola, recueil de lots offerts par les partenaires et commerçants : cette fête nécessite une mobilisation militante en amont.
Grand moment de convivialité, ouverte à toutes et à tous, cette fête est une tradition que les communistes girondins font vivre à Bègles, au parc de Mussonville, depuis deux ans, après une interruption due à la pandémie.
Une édition 2025 réussie
L’édition 2025 s’avère une réussite, avec près d’un millier de personnes venues visiter la fête durant la journée de dimanche et environ 700 couverts réservés à l’avance pour le grand banquet.
Pour les communistes et militants du PCF en Gironde, cette fête est un lieu de retrouvailles, d’échanges sur nos actions de terrain, nos campagnes locales et nationales, et nos perspectives politiques, avec en ligne de mire les élections municipales de 2026.
Un moment fort a ponctué la journée : un meeting avec Léon Deffontaines, tête de liste du PCF aux élections européennes de juin dernier et porte-parole du parti. Son discours dynamique a défendu une politique de rupture face à Macron et sa majorité conservatrice, ainsi qu’à l’extrême droite en embuscade. Il a insisté sur la nécessité de construire une union de la gauche digne de ce nom, dans les luttes, loin des tentations hégémoniques et des provocations populistes qui divisent la population.
Le village des associations
La fête, c’est aussi le village des associations : Mouvement de la Paix, Secours Populaire Français, Palestine 33, France-Cuba, LDH, Martyrs de l’Aéronautique, associations de défense des peuples kurdes et sahraouis, Jeunesses communistes et syndicat étudiant UNEF.
Les animations musicales étaient également au rendez-vous : la compagnie béglaise Les Jougadous et ses chants participatifs, La tribu Anacaona avec ses musiques latino-américaines, et du hip-hop avec L-Project.
Des engagements militants au cœur de la fête
Féminisme, pacifisme, lutte contre le racisme et l’antisémitisme, plan climat pour la France (Empreinte 2050), services publics : les engagements des communistes ont été largement mis en valeur.
Notre campagne pour la gratuité des transports en commun était bien représentée grâce à la mobilisation de nos camarades et élus de Bordeaux et Talence, eux aussi très impliqués dans ce combat.
Défense de l’emploi et luttes syndicales
La défense de l’emploi face aux logiques mortifères du capitalisme financier fut un autre axe majeur. Des représentants syndicaux, dont ceux de la CGT, ainsi que des salariés en lutte de Thales étaient présents.
Depuis plusieurs semaines, un mouvement de lutte inédit mobilise les salariés du campus Thales à Mérignac. Le 10 avril, des centaines d’employés et de cadres de Dassault et d’Ariane Group ont participé à une journée de mobilisation.
Pourquoi ? Parce qu’il n’existe plus aujourd’hui de secteurs industriels épargnés par le stress managérial et la perte de pouvoir d’achat. Les salaires ne suivent pas l’inflation : la mobilisation a touché 80 % des ingénieurs et cadres de Thales. En cause : des négociations annuelles sur les salaires plafonnées à 2 %, jugées très décevantes par les salariés.
Et pourtant, l’exercice 2024 affiche une excellente santé économique : +11 % de chiffre d’affaires, carnets de commandes pleins, et plus de 700 millions d’euros de dividendes distribués aux actionnaires. Les salariés, eux, sont les grands oubliés de cette croissance.
Capital contre travail : un choix de société
Ce paradoxe illustre la logique de l’entreprise capitaliste financiarisée. Non seulement le partage entre capital et travail est profondément inéquitable, mais la recherche de rentabilité à court terme privilégie les fonds d’investissement au détriment de l’économie réelle. Un comble, alors que l’État détient 25 % de Thales.
Le gouvernement parle de réarmement, mais oublie que cela passe par des investissements concrets, le soutien aux entreprises et la formation, afin de préserver les savoir-faire techniques.
C’est bien un choix de société qui est en jeu : entre travail et capital, entre emploi stable et précarité.
Le parti pris du travail
Au cœur de l’analyse communiste se trouve une question : quel travail pour l’entreprise et pour la société française au XXIe siècle ? Comment redonner aux salariés la maîtrise de leur travail ?
Prendre le parti du travail, c’est faire le choix de l’emploi pour tous et non de la précarité. Cela appelle une grande planification de l’économie, à rebours des discours sur la dette et la réduction de la dépense publique.
C’est une ambition collective : relever les défis de la réindustrialisation, de l’énergie, du climat, des services publics et de la formation. C’est donner plus de pouvoirs à celles et ceux qui créent les richesses du pays.
C’est ce que défendent le PCF et son secrétaire national, Fabien Roussel, auteur en 2025 de l’ouvrage Le parti pris du travail (Cherche-Midi).
« La plus belle richesse de la République, ce sont les travailleurs.
C’est avec eux que nous reconstruirons la France et défendrons la paix. »
— Fabien Roussel

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