Rentrée sociale : assez de sacrifices, mobilisons-nous !

3, octobre 2025

Thématique Expressions : démocratie | économie | Emploi | Énergie | société

Austérité pour toutes et tous, profit pour une minorité : la réalité est cruelle mais claire.
« L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation
de misère », disait Karl Marx. Le moment est venu de réagir.

 

Une rentrée sociale sous austérité et un gouvernement discrédité

La chute du gouvernement Bayrou marque un tournant : Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecornu, représentant de l’aile la plus conservatrice de la Macronie, comme nouveau Premier ministre.
Cette décision, à la veille d’une journée de mobilisation, est une provocation pour les classes populaires et une preuve que le pouvoir choisit la surenchère droitière, sans écouter les exigences de justice sociale et fiscale. Le rejet massif du budget d’austérité de 44 milliards d’euros illustre que la population refuse de payer toujours plus pour enrichir les grandes fortunes et les actionnaires, tandis que nos PME et services publics restent étranglés.
Chaque année, 211 milliards d’euros d’aides publiques filent vers les multinationales, avec pour résultat des délocalisations et des profits records. Pendant ce temps, nos PME locales, véritables créatrices d’emplois et de richesse, peinent à obtenir crédits et investissements.
L’absurdité est totale : on alimente la spéculation au lieu de soutenir l’économie réelle.

Le pacte d’avenir du PCF : produire, innover, défendre nos services publics

Face à cette situation, le Parti communiste français propose un pacte d’avenir concret : 500 milliards d’euros sur cinq ans pour répondre aux urgences sociales, relancer la production, réindustrialiser le pays et renforcer nos services publics.
Le financement passe par une nationalisation partielle du secteur bancaire, pour que le crédit aille directement aux besoins de la population et non aux profits privés.
Prenez l’Allemagne : 631 milliards d’euros programmés d’ici 2028 pour moderniser industrie et infrastructures. Côté américain ? Des milliers de milliards de dollars pour soutenir leur production, renforcer leur souveraineté économique.
La leçon de ces exemples ?
Investir massivement dans l’industrie et les infrastructures relève de la survie économique, pas du luxe. Indépendance, création d’emplois et innovation en dépendent.
La France ne peut rester spectatrice de ces transformations. Le monde devient multipolaire.
Observez ce qui se passe avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud…), ils organisent leurs chaînes de production, sécurisent leurs ressources et développent leur industrie locale.
Face à cette réorganisation mondiale, notre économie financiarisée fait pâle figure.
Bulles spéculatives, dettes publiques pilotées par les marchés : ce modèle s’essouffle.
Il est remplacé par une économie basée sur la production, l’innovation et le contrôle des ressources essentielles.
L’Espagne, avec sa politique de refus de l’austérité et d’investissement public massif, illustre cette alternative : croissance, emploi et renforcement de l’État-providence.
Elle enregistre aujourd’hui une croissance notable, une baisse du chômage et une montée du salaire minimum (+61% depuis 2019). (L’Humanité, 9 septembre 2025).

Axes du pacte d’avenir du PCF

• Réindustrialisation et production : construction de 200 000 logements par an, relance de la métallurgie et des filières stratégiques, vingt centrales nucléaires supplémentaires, développement du ferroviaire et des transports collectifs, soutien aux filières et PME françaises.
• Justice sociale et moyens de vivre : revalorisation immédiate des salaires et retraites, électricité moins chère, allègement fiscal sur les produits essentiels.
• Services publics renforcés : embauche et formation planifiées pour centaines de milliers de soignants, enseignants, travailleurs sociaux, policiers, agents territoriaux et douaniers.
• Transition écologique et planification : développement des énergies renouvelables, reconversion industrielle, innovation et production locale encouragées.
Cette rupture avec les politiques néolibérales place la justice sociale, la solidarité et le bien commun au cœur de l’action.

La mobilisation, levier de changement

Les mobilisations sociales paient déjà : la chute du gouvernement Bayrou en est la preuve. Le mouvement citoyen « Bloquons tout » du 10 septembre, malgré les obstacles et les modes d’action dispersés, a renforcé la défiance envers le pouvoir et préparé le terrain pour le 18 septembre 2025. Comme le souligne Laurent Frajerman (L’Humanité, 10 septembre 2025), socio-historien : « Les appels à la mobilisation sociale ont déjà obtenu des résultats ».
Ces actions démontrent que seule une base mobilisée peut imposer le refus de l’austérité et ouvrir la voie à notre pacte d’avenir.
Le 18 septembre, l’intersyndicale organise grèves et manifestations : il s’agit de construire la force sociale nécessaire pour imposer des choix économiques et sociaux alternatifs.
Participer activement, discuter des enjeux et soutenir les luttes locales permet de peser concrètement sur les décisions.

L’exemple de Gérard Boisson

La mobilisation et le militantisme sont essentiels. Nous avons perdu un camarade exemplaire : Gérard Boisson, qui sur le marché de Saint-Médard-en-Jalles distribuait notre journal, expliquait la situation politique et incarnait l’action communiste au quotidien, restant un exemple pour nous tous. Participer aux mobilisations et soutenir les luttes locales permet de peser sur les décisions qui nous concernent toutes et tous. L’adhésion au PCF renforce ces initiatives : le militantisme n’est pas un choix individuel, c’est la force collective qui change les choses.
Les politiques d’austérité et de profit privé ne passeront pas : la richesse doit bénéficier à la majorité, pas à une minorité.

Refusons l’austérité et construisons ensemble le pacte d’avenir pour notre pays !

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