Hommage à notre camarade Gérard Boisson

12, septembre 2025

Thématique Expressions : Non classé

Décès de notre camarade Gérard Boisson, le 28 juillet 2025, à l’âge de 73 ans.

Nous adressons tout notre soutien et nos pensées les plus sincères à sa famille — notamment à son épouse et notre camarade Valerie Boisson et à leurs trois fils —, à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont milité à ses côtés.
La section tient, à travers ce message, à lui rendre hommage, en mémoire de son engagement et de sa fidélité aux idéaux communistes.

Que la terre te soit légère, camarade.

 

Il y a des gens qu’on ne remplace pas.
Pas parce qu’ils seraient au-dessus des autres, mais parce qu’ils étaient entiers, profondément eux-mêmes, et qu’ils laissent une trace dans nos vies, dans nos luttes, dans nos souvenirs communs.
Notre camarade Gérard était de ceux-là.
Plus de cinquante ans de militantisme au Parti Communiste Français, c’est une vie à se tenir aux côtés des autres. Une vie à chercher la justice, à dénoncer l’injustice, à construire malgré les vents contraires.
Mais ce n’était pas un homme figé.
C’était un rebelle, un joyeux.
Un esprit libre, avec du mordant, de l’humour, un œil acéré sur le monde.
Il nous faisait rire. Il nous faisait réfléchir aussi. Et parfois, il savait mieux que nous tous ce qui se jouait derrière les apparences, surtout en géopolitique.
Il voyait clair, avec cette lucidité forgée par l’expérience et la fidélité à une boussole : celle de la lutte des classes.
Il aimait les moments partagés.
La chaleur humaine, les repas fraternels, les discussions qui finissent tard.
Parce que pour lui, le militantisme, ce n’était pas une posture.
C’était une façon de vivre. D’aimer les autres, sans grands discours, mais avec constance et générosité.
Jusqu’à il y a quelques semaines encore, Gérard militait avec la même énergie infatigable. Sa détermination à défendre ses idées et à être présent sur le terrain n’a jamais faibli.
Nous perdons un camarade.
Quelqu’un qu’on aimait, qu’on respectait, qu’on écoutait.
Il laisse un vide, mais aussi une force. Celle de l’exemple de son engagement, de sa joie lucide.
Alors à toi, camarade : salut, et merci.
Tu restes avec nous, dans nos colères, nos chants, et nos verres levés.
Et puisque tu étais de ceux pour qui la tendresse est une forme de fidélité, laissons le dernier mot à Aragon :
« Rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force,
Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix.
Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie.
Sa vie est un étrange et douloureux divorce. »
Mais toi, tu n’as jamais rompu avec l’idéal communiste.
Tu l’as tenu dans tes bras jusqu’au bout.

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