De l’audace dans l’action municipale face aux contraintes de l’État
En ces temps d’austérité perpétuelle et de désengagement de l’État, ou au travers de la décentralisation, des responsabilités nouvelles s’accumulent sur les municipalités. Elles contractent les ressources, réduisent à la peau de chagrin leurs marges de manœuvre financières, assèchent de fait les capacités d’action des communes. De l’audace il en a fallu pour mener une politique d’investissement à la hauteur pour répondre aux besoins de la population, d’ouvrir un Centre Communal de Santé devenu une référence dans notre département et au-delà ; un centre de santé dont les communistes en avaient fait, lors de la campagne des municipales de 2014, un axe essentiel, avec le tram-train Bordeaux – Lacanau, le logement, les transports gratuits et des navettes inter-quartiers ; une campagne qui s’est soldée par un score de 5,67 %.
L’engagement constant des communistes et la reconnaissance du travail municipal
Depuis, les communistes de la section Jalles-Médoc (Saint-Médard-en-Jalles, Le Taillan-Médoc, Saint-Aubin-de-Médoc) n’ont cessé de poursuivre leurs efforts en faveur de ces projets. La place singulière du PCF et le travail de ses élus dans la majorité municipale sont reconnus et appréciés dans la population. Des échos que nous avons sur le marché, notre visibilité et notre crédibilité en sortent grandies. Dans cet esprit, nous entendons continuer de travailler au sein de l’équipe conduite par le maire Stéphane Delpeyrat lors du prochain mandat.
Le sens de l’action politique face aux attaques contre la gauche
Que deviendrait la gauche, si pour seule réponse aux difficultés de nombre de nos concitoyens, elle répondait par l’impuissance ? Ou si elle s’alignait sur les arguties clivantes, chères à la droite, relayées par des médias complaisants, contribuant à l’instauration d’un climat malsain dans le pays. En somme, la gauche ce serait la saleté, le laxisme, le chaos, la gabegie : c’est cette petite musique fétide qu’instille la droite tant sur le plan national, voire international, que local, éludant ainsi son propre bilan calamiteux.
Pouvoir d’achat, précarité et attentes sociales majeures
Sur le plan national, sans négliger pour autant ces questions, la préoccupation première des Français demeure la baisse du pouvoir d’achat, les fins de mois difficiles. Le fait est que la population vivant sous le seuil de pauvreté ne cesse de croître. L’inflation engloutit les maigres hausses de salaires et celles des pensions, les privations sont légion, la recherche du petit plus pour vivre mieux conduit à l’indicible. Chacune des initiatives municipales gratuites a de plus en plus de succès.
Le logement, frein majeur et enjeu de justice sociale
Selon Sud-Ouest, le coût exorbitant du logement est vu dans la métropole « comme le frein principal à l’emploi : 50 % des Girondins affirment avoir rencontré des difficultés pour trouver un logement adapté à leurs besoins dans leur commune ou à proximité, 80 % chez les 18-29 ans ». En matière de logement, comme en matière de transports publics, il va falloir faire preuve à nouveau de beaucoup d’audace, le plus gros obstacle restant la spéculation. Pour développer le logement social et respecter les 25 % que la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) impose aux communes de plus de 3 500 habitants, la maîtrise du foncier devient impérative. Pour ce faire, il est nécessaire de créer une foncière publique communale, de reconsidérer l’attribution du droit de préemption pour que la commune en ait, entre autres, la totale maîtrise.
Urgence climatique et attentes citoyennes fortes
Dans un communiqué, l’AFP fait part d’un étiolement de la volonté politique dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment sur la réduction des gaz à effet de serre. Elle note un fort ralentissement en 2025 dû en grande partie aux transports, alors que pour atteindre les objectifs climatiques de la France, une réduction moyenne de 4 % serait nécessaire dans l’industrie et les transports. Par ailleurs, une étude montre une importante préoccupation environnementale des Français et une attente d’actions concrètes de la part des élus. Ils sont 8 sur 10 à plébisciter le développement de l’offre des transports en commun. Un Français sur 2 estime qu’il faut poursuivre la transition quitte à augmenter les investissements municipaux. Un pied de nez aux tentatives de polariser la campagne municipale sur le thème sécuritaire : la transition écologique et sociale ne s’efface pas de l’agenda.
Les mobilités au cœur du projet municipal
Les mobilités ont tenu une place importante pendant les travaux de la Convention citoyenne dont le but était d’esquisser « Saint-Médard à l’horizon 2040 ». Celle-ci s’est prononcée sans équivoque pour la gratuité des transports. Pour les communistes, elle doit s’imposer comme une mesure phare du prochain mandat, si elle ne fait pas l’unanimité, elle est majoritaire dans la population. Pour preuve, la pétition numérique (sur change.org) demandant l’expérimentation de la gratuité des transports en commun sur Saint-Médard-en-Jalles a déjà reçu presque 500 signatures, venant en majorité des habitants des résidences HLM de notre commune.
La gratuité des transports : un choix social, écologique et économique
L’accès gratuit aux transports en commun sur l’ensemble du territoire de la métropole est une perspective à moyen terme incontournable pour améliorer le pouvoir d’achat, pour accélérer la transition écologique et dynamiser l’activité économique du centre-ville. Il favorisera également la rupture des situations d’isolement des personnes âgées.
Propositions concrètes pour une politique ambitieuse des mobilités
En concertation avec les communes de la métropole, nous préconisons :
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une expérimentation de la gratuité des transports en commun pour les jeunes de 25 ans et moins sur les communes volontaires de notre métropole.
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une grande concertation sur les tracés, horaires et fréquence des lignes TBM desservant Saint-Médard-en-Jalles dans les différents quartiers de notre commune dans le cadre du renouvellement de la délégation de service public.
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l’expérimentation de la mise en place de navettes électriques inter-quartiers pour compléter le schéma de mobilité de TBM sur notre commune.
Financement et enjeu politique des municipales 2026
Le combat politique d’aujourd’hui est de gagner une revalorisation du versement mobilité que payent les entreprises en portant son taux de 2,5 % à 3,2 % comme en région parisienne et en abaissant le seuil actuellement à 11 salariés. Au demeurant cette revalorisation permettrait non seulement d’assurer la gratuité mais d’investir dans le développement du réseau. Mettre au cœur des débats de la politique de la ville cette thématique de la gratuité des transports en commun est un enjeu de cette campagne des municipales 2026 afin que la population s’en empare.

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