Affronter le capital, un choix fondamental !

13, septembre 2026

Thématique Expressions : Élection présidentielles 2026

La fête de l’Humanité est traditionnellement, après leur université d’été, la rentrée politique des communistes.
Ce week-end, à la base 217, le Plessis-Pâté, BRETIGNY-SUR-ORGE, elle aura un écho particulier.

 

Un projet de rupture autour du travail, de la réindustrialisation et de la paix

Du 3 au 6 septembre dernier, les communistes ont désigné par leur vote à 72 % leur secrétaire national, F. Roussel, comme candidat à l’élection présidentielle. C’est à la fête de l’Humanité, lors du meeting, qu’il prononcera son premier discours de campagne. L’occasion de présenter aux Français un projet de rupture qui place au cœur de la campagne : le TRAVAIL, la RÉINDUSTRIALISATION, la PAIX.
Nous avons un projet original, élaboré tout au long du processus, des travaux, des discussions de notre 40e congrès, s’articulant à notre plan climat « Empreinte 2050 », aux luttes féministes et antiracistes à défendre, qui nous démarque des autres candidats. N’en déplaise aux persifleurs, nous sommes légitimes à le soumettre aux choix des Français. Notre ambition est de refaire du travail un sujet central pour la gauche, de poser la question de la souveraineté.
La planification est nécessaire pour répondre aux immenses défis sociaux, économiques et environnementaux. Pour ce faire, la planification doit fixer des objectifs de production, prévoir des grands projets utiles pour l’environnement, intensifier l’électrification de notre économie avec une énergie nucléaire qui vise à décarboner notre industrie. Notre volonté est d’allier la lutte contre le réchauffement climatique, qui est l’enjeu le plus important de notre siècle, et la question sociale.
La campagne des communistes accordera une place centrale aux droits et pouvoirs des travailleurs. Nous considérons que pour répondre aux défis sociaux et écologiques, cela passe par les travailleurs eux-mêmes. Ils doivent impérativement se réapproprier leur outil de travail.

 

Les racines du vote d’extrême droite

Aux mêmes causes, les mêmes effets, c’est sûrement les premières leçons à tirer du scrutin du Land de Saxe-Anhalt en RFA ; si, comme partout dans le monde, l’extrême droite a usé à ne plus pouvoir de la dénonciation de l’immigration, de la démagogie, il n’en demeure pas moins que les frustrations, le sentiment de relégation issus d’une réunification de l’Allemagne au pas de charge du néolibéralisme sont vécus comme une dévalorisation de leur passé.
Cumulées au mécontentement de l’ensemble des Allemands à l’égard des politiques antisociales menées par la droite (CDU CSU) comme par la gauche social-démocrate (SPD), ces humiliations ont fortement contribué au succès du parti d’extrême droite. Ce sont ces grossières ficelles dont a recours Marine Le Pen. Sa dernière sortie incendiaire sur l’interdiction du voile dans l’espace public n’a d’autre but que de détourner l’attention des politiques antisociales et de diviser le peuple : un appel d’air pour le capital.
Le danger pour la gauche serait de s’engouffrer jusqu’à l’enlisement dans l’ornière tracée par la patronne du RN/FN en abandonnant les questions sociales et environnementales. Au PCF, nous sommes surtout inquiets du total des voix de la gauche, bloquées à 30 % depuis 2017.
Force est de constater que les obsessions identitaires et austéritaires prédominent dans les débats politiques. Une hégémonie réactionnaire dont les forces de gauche, au-delà de leur différence, vont devoir se départir pour imposer dans le débat la justice sociale, les services publics, les salaires et l’urgence climatique.

 

Faire grandir la gauche plutôt que se diviser

Placer celui-ci sur le terrain des réalités matérielles : la vie des gens et le modèle de société. F. Roussel l’a annoncé : pas question de polémiquer avec les autres candidats de gauche, d’autant que l’objectif avec le bulletin de vote F. Roussel n’est pas de diviser mais de grossir les rangs de la gauche en allant convaincre ceux qui ne votent plus pour elle.
Un rassemblement sauve-qui-peut derrière un candidat, un vote par dépit s’il en est, peut-il empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ? Une crainte nous taraude que les seules candidatures de J. L. Mélenchon et de R. Glucksmann ne permettent pas à la gauche de progresser là où elle a perdu pied, dans les territoires ouvriers, d’autant que rassembler le monde du travail est l’un des piliers de la lutte contre la peste brune.

 

Construire un espoir à gauche

Comme le fait remarquer S. Sahuc, éditorialiste au journal l’Humanité : « Ne pas faire campagne contre les autres à gauche, ce n’est pas esquiver le débat avec eux. C’est l’avoir sur des sujets de gauche. C’est refuser de se laisser piéger par des formules définitives du type « jamais avec ». C’est éviter de céder à la tentation du chantage et de la pression, pour ne pas condamner des portes qu’il faudra peut-être rouvrir. C’est refuser de laisser des blessures rendre impossible la construction d’un espoir dont les prémices se feront peut-être jour à la fête de l’Humanité.

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