Combat de coqs

11, avril 2026

Thématique Expressions : démocratie | Elections municipales 2026 | société

Serait-ce qu’un répit ? La vague brune dont on annonçait le déferlement n’a pas eu lieu.

 

Un répit relatif face à l’extrême droite

Le FN/RN échoue dans sa volonté de faire de ce scrutin un tremplin pour la présidentielle, de s’emparer de Marseille, Toulon, ou encore de Nîmes. Nous ne sous-estimons pas le fait que celui-ci tisse sa toile et s’ancre peu à peu localement, particulièrement dans le bassin minier du Nord et sur la Côte d’Azur. Ses édiles ont été réélus sans problèmes et certains dès le premier tour. Son entreprise de normalisation va bon train. Elle profite à la droite qui, oubliant le front républicain de 2024 qui a permis à nombre de leurs députés de retrouver leur siège, se satisfait de voir l’électorat FN/RN voter pour elle afin d’infliger à la gauche, dans ses bastions comme Tulle ou Clermont-Ferrand, de cinglantes défaites. Est-ce le prémisse à la fusion des droites ?
Dans un contexte de lassitude « démocratique » qui voit l’abstention s’envoler à hauteur de 43 % – inédit pour un scrutin municipal – qui touche singulièrement l’électorat populaire, favorisant ainsi la droite. »

 

 

Une gauche affaiblie par ses divisions

« Le pathétique combat de coqs auquel se livrent, pour un hypothétique leadership, les dirigeants du PS et de LFI, outre le fait d’être mortifère pour l’ensemble de la gauche, participe un peu plus chaque jour à l’éloignement d’une partie des citoyens des institutions politiques, complètement déconnectées de leurs souffrances, donnant l’image d’une terrible impuissance à changer leur vie.
Le paradoxe, si l’on peut dire, est qu’il découle de cette situation une stérilisation dans certaines villes, comme à Toulouse, du score cumulé de la gauche, où celui-ci diminue singulièrement. « Si l’électorat de gauche n’est pas effrayé par la présence des insoumis sur les listes, LFI surmobilise ses adversaires. Non seulement ils ne vont pas chercher d’abstentionnistes entre les deux tours comme ils le proclament mais, quand ils vont voter, c’est contre eux », note le politologue Remi Lefebvre. »

 

 

Entre réalités locales et résistances politiques

À St-Médard-en-Jalles, la droite, tout au moins J. Mangon, a tenté d’user de « l’épouvantail » LFI pour discréditer le maire sortant en lui reprochant l’accord électoral en 2024, dans le cadre du Nouveau Front populaire, qui a permis l’élection d’une députée socialiste, éludant son appel du pied lors du premier tour des élections municipales de 2014 aux électeurs du FN. Déjà, en lui siphonnant 8,05 % des voix, si l’on prend en considération les résultats des élections départementales de l’année suivante, une démonstration de la porosité entre les électorats de droite et d’extrême droite se manifestait dans notre commune. A contrario de la tendance nationale, au second tour, l’abstention a sévèrement impacté la droite localement ce 22 mars 2026.
Ceux qui, à droite comme à gauche, escomptaient l’éradication du PCF en sont pour leurs frais, il maintient une implantation locale non négligeable et demeure la troisième force municipale derrière les « Républicains » et le Parti socialiste. Au lendemain de ces élections, le PCF va diriger plus de 400 communes et peut se valoir de milliers de conseillers municipaux dont deux à St-Médard-en-Jalles.
Pour autant, force est de constater que la gauche reste faible. L’enjeu n’est pas de se partager une part de marché électoral plafonnant à 30 %, mais de construire un projet politique capable de parler à une majorité sociale. C’est sur cela qu’a planché la direction du PCF le week-end dernier. »

 

 

Pour un projet de transformation sociale et politique

Pour les communistes, il s’agit d’affirmer le rôle central dans la conquête de pouvoirs pour le monde du travail, de recréer une base sociale forte en faisant progresser la conscience de classe. Une notion qu’il est nécessaire de remettre au goût du jour. La bourgeoisie n’a pas disparu du paysage politique, elle tient toujours les manettes du pouvoir, elle est lucide d’être le maître des horloges. La lutte de classe, elle la mène à son avantage alors que plus de 80 % des Français sont salariés. Comme le chantait J. Brel « faut pas jouer au riche quand on n’a pas le sou ».
Sous l’Ancien Régime, la bourgeoisie a gagné le pouvoir économique en rendant les aristocrates financièrement dépendants, avant le pouvoir politique qu’elle a obtenu grâce à l’appui du peuple avec la Révolution de 1789. La transformation de la société, la rupture chère aux insoumis, ne peut aboutir sans théorie révolutionnaire dont le préalable est la maîtrise de la gestion des entreprises par les salariés, de disputer le monopole de l’utilisation de l’argent par le grand patronat aux institutions bancaires dont l’unique but est la recherche de la rentabilité des capitaux. Il est question, dans cette visée, d’utiliser les richesses créées, l’argent des entreprises, des banques, des fonds publics, selon des critères d’efficacité sociale et écologique.
Les « accessoires révolutionnaires », dénoncés par Marx, les « marqueurs », mots et formules creuses incantatoires du type « bifurcation écologique, créolisation, nouvelle France » qu’il est commode d’agiter à chaque élection pour masquer un vide de fond et une non-radicalité, ne remettront jamais en cause l’hégémonie du capital.
Les communistes ne veulent pas faire le choix ou être contraints à faire le choix entre J. Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksman. Ils souhaitent une candidature communiste au service d’un projet révolutionnaire autour de cinq piliers fondamentaux : la planification démocratique et écologique, la socialisation massive des moyens de production, la coopération entre nations souveraines, la promotion des droits et libertés et l’émancipation culturelle. Sans attendre, deux campagnes structurantes et permanentes vont être instaurées : l’une pour « une nouvelle industrialisation et de nouveaux services publics », l’autre « pour la paix et l’autodétermination des peuples ».

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